Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 13:52

Theartchemists

" pas un polar de plus mais un petit bijou aux formes inattendues "


http://www.theartchemists.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1848%3Aroman-40-ans-6-morts-et-quelques-jours-victor-rizman&catid=323%3Atrouvaille&Itemid=410


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Décidément la quarantaine et la crise qui l’accompagne n’ont pas fini de faire couler des litres d’encre … et de sang ? C’est en l’occurrence ce qui se passe dans le roman de Rizman. Non, non pas un polar de plus mais un petit bijou aux formes inattendues. Et une course poursuite effrayante dans la vie d’un mec qui soudain bascule.

Prenez un publiciste (projection de l’auteur qui a bossé dans ce milieu ?) qui se prend la quarantaine en pleine tête comme un coup de chevrotine et décide soudain de changer de vie. En tout. Au travers de 6 meurtres qui assureront sa résurrection et son passage vers un autre monde où l’attend une femme, une tueuse captée sur internet.

Ajoutez-y un flic au passé lourd de traumatisme qui essaye de refaire sa vie avec une suédoise ne parlant que l’anglais, et un journaliste à l’hygiène douteuse qu’on surnomme le sanglier. Vous aurez un triptyque de quadras pas piqués des vers qui abordent leur cyclone personnel avec les moyens du bord.

Je passe sur la galerie de personnages qui les suivent de près ou de loin dans ce maelstrom (avec peut-être un petit pincement au cœur pour l’épouse abandonnée, une ancienne ballerine désormais engoncée dans son corsage trop petit, son tour de cou en perles et ses anxiolytiques) pour m’arrêter sur le style très angoissant du bouquin. Une montée au paroxysme lente mais certaine et sans pitié servie à coup de phrases courtes/complexes alternées.

 

 

De l’épaisseur stylistique indéniablement et quelques autres petits plus à ne pas négliger :

- l’intrigue superbement agencée et qui mérite largement le qualificatif de machiavélique ( avec un petit côté Usual Suspects dans le traitement de la narration et la démesure de l’histoire) … et la chute dont je ne dirai bien sûr rien sauf qu’elle en devient logique à force d’aberration.

- un narra- tueur dont le cheminement de rupture dépasse de loin ce qu’on peut imaginer, et qu’on se prend à apprécier dans sa quête de liberté absolue et nihiliste.

- un clin d’oeil au polaroïd, sujet ô combien important à nos yeux et à ceux de nos polacasters, et qui joue ici un rôle de témoin particulièrement trompeur tout en nous rappelant que cette forme photographie a très souvent été utilisée par les serial killers pour garder trace de leurs exactions (trophée oblige).

- un regard aussi effrayant que lucide sur les réseaux sociaux, leurs ramifications, l’impact du net en général et la manière dont un homme doublé d’un assassin peut agir, se glisser et se perdre dans la toile (là aussi une vision poussée de la démarche adoptée dans Facebook m’a tuer que nous chroniquions il y a peu).

- Un site web dédié ainsi qu’une bande annonce et une campagne de sensibilisation menée en caravane (la fameuse polarmobile) aménagée spécialement à cet effet (l’auteur n’est pas un ancien de la pub pour rien) ; une manière donc d’amplifier l’effet du bouquin en assurant son ancrage dans le réel.

 

En bref, un tour de force que cet ouvrage, qui confirme le savoir faire des français en matière de néo-polar. Vivement le prochain !

Par critiques.victor.rizman.over-blog.com
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 17:44

Les carnets d'un écrivain public

"Il y a dans ce roman tous les ingrédients pour faire passer au lecteur un bon moment"

http://skriban.wordpress.com/2010/10/22/40-ans-6-morts-et-quelques-jours

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Victor Rizman est un auteur trapu. Pas du genre de ceux qui écrivent des lignes de vent et mettent au point des intrigues légères comme l’écume. Non, Victor Rizman c’est du lourd, du solide, des personnages qui ont les pieds sur terre et les mains dans le cambouis.

Le narrateur, publicitaire, quadragénaire, va un soir déposer son sac d’ordures sur le trottoir. Choc. Il se rend compte que dans ce sac, c’est toute sa vie. Des déchets, un gâchis et de l’air autour. Il décide alors que c’est le moment ou jamais de changer. Pas changer de femme ou de voiture, comme le font ses amis. Non, changer radicalement. Mettre au rebut le costume de boy-scout en costard et Rolex et passer dans la cour des grands. Voilà, c’est décidé, il sera serial-killer… Aussitôt dit, aussitôt fait, le voilà qui élabore une stratégie pour trouver les victimes idéales et mettre dans sa poche la presse locale. Eh oui, ces efforts ne serviraient à rien s’ils ne lui permettaient pas d’atteindre les sommets de la célébrité.

Il choisit donc un journaliste – Vulcain Sanglar – qui sera son porte-parole. Car Sanglar a bien raté sa vie, lui aussi, et il a une belle revanche à prendre sur les « propres sur eux » qui le toisent dans la salle de rédaction. Le journaliste ne se le fait pas dire deux fois et il saisit d’emblée tout le bénéfice journalistique qu’il peut retirer de ces crimes et de leur mise en scène.

Enfin, dernier personnage important : le capitaine Joël Schmidt, sorte d’Adamsberg de province mais dans une version encore plus hérmétique, noire et complexe…

Personnages denses et travaillés, qu’ils soient principaux ou secondaires (une mention spéciale pour Bruno et ses bergères, et Sanka et ses proverbes dignes des plus délirants cadavres-exquis…), intrigue originale, tordue et retordue, critique de la société du spectacle et du monde de la publicité, analyse fine et drôle sur la vie de couple, la paternité, la manipulation et le sens de la vie : il y a dans ce roman tous les ingrédients pour faire passer au lecteur un bon moment. Un polar pas comme les autres, qui mérite le détour pour son côté atypique, et totalement assumé.

Moi je tue et que personne ne vienne me dire qu’il n’y a jamais pensé. Essayez, vous verrez que c’est passionnant et bien plus facile que séduire, acheter, conquérir…

Trapu, je vous dis…

Par critiques.victor.rizman.over-blog.com
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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 18:24

Les cahiers de Griotte

"Bref, en un mot : surprenant !"

http://lescahiersdegriotte.blogspot.com/2010/12/40-ans-6-morts-et-quelques-jours-victor.html?spref=fb

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9782953346107 - copie    

C'est décidé, à 40 ans ce publicitaire veut refaire sa vie. Lassé de son boulot, de sa femme, du quotidien, il veut prendre un nouveau départ.  Mais avant de quitter toute cette banalité, il monte de main de maître 6 meurtres. Oui, vous ne rêvez pas, le publicitaire se fait serial-killer ! Sous le pseudo Melinda286, il attire ses proies dans des chambres d'hôtel et passe à l'acte…
Ce qui fait la joie du journaliste Sanglar puisque de la rubrique des chiens écrasés le bonhomme signe ses articles à la une du journal ! Et pour garder la première page, il n'hésite pas à étoffer les évènements de symboles puisés dans sa culture sans fond.
Par contre, Joël Schmidt notre flic n'en peut plus de cette sordide affaire. Comprenez donc: du sang, des photos de membres nus, mais pas de corps… Ni même de disparitions signalées… A quoi joue donc notre mystérieux tueur ?
Mon avis:
          Un roman on ne peut plus atypique ! Une mise en scène très bien ficelée qui nous apporte des "oh" de surprise une fois l'intrigue révélée ! Des personnages très bien définis avec chacun sa petite particularité qui fait mouche ! Y'a qu'à prendre Sanska et ses expressions ("Autant pisser dans un violon percé") ou Sanglar et son comportement d'homme des bois… Des portraits d'hommes dont on découvre les secrets et les tourments.
Bref, en un mot: surprenant !
Par critiques.victor.rizman.over-blog.com
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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 18:20

Doucettement

"L’ensemble est fluide, le suspense fait cavaler le lecteur jusqu’à la dernière page."

http://doucettement.over-blog.com/article-40-ans-6-morts-et-quelques-jours-de-victor-rizman-62732546.html

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        Excellent, ce livre ! Voilà un polar extrêmement original, intelligent et subtil. C’est Saxaoul qui me l’a très gentiment prêté et je la remercie de m’avoir fait partager cette agréable découverte.

Un type, à l’aube de ses 40 ans, s’interroge sur sa vie en sortant les poubelles, le soir. Les premières pages sont déjà un régal à elles toutes seules.

Le regard de cet homme sur son existence n’est pas tendre : son boulot de publicitaire l’ennuie énormément : « Je rentre dans mon grand bureau avec vue pour en ressortir aussitôt et gagner la machine à café. Cela dit, dans la pub, on possède un percolateur. J’empoigne mon mug – ça va forcément avec le percolateur – et je ne le lâcherai pas avant midi. Cela fait partie de ma fonction, comme m’asseoir sur un coin de bureau, envoyer un clin d’œil à la nouvelle stagiaire, lancer régulièrement « dis-lui de me rappeler plus tard, je suis charrette » ou d’autres refrains que l’on apprend en deux semaines dans n’importe quelle agence ».

Côté vie amoureuse et privée, le quarantenaire a une fille de 15 ans et une épouse qu’il ne regarde plus, sauf pour la juger : « j’ai donc épousé une danseuse. Vingt ans plus tard, je me retrouve avec une concrétion molle qui collectionne les « biscuits »,  ces affreux motifs en porcelaine émaillée. En se mettant à grossir, elle s’est mise à accumuler ces petits morceaux de fragilité, peut-être pour compenser sa grâce perdue. Résultat : il y en a partout. »

Il décide donc de changer de vie… mais ça se fera d’une manière plutôt insolite. Il s’inscrit sur un site de rencontres grâce à Melinda, un pseudo féminin, à la photo plus qu’attirante, collectionne les mâles au taux de testostérone trop élevé pour … se faire sérial killer. Vous lisez bien : notre gugusse mécontent de la vie, envoie régulièrement à un journaliste, Sanglar, des photos mettant en scène un crime : du sang, une partie d’un corps, de gros tas de poussière et une chambre d’hôtel. La police dirigée par Joël Schmidt est à l’affût.

Sanglar est quant à lui, malmené par la plume de Rizman qui en fait un homme des bois, rustre, sale, qui « aime fouiner, oui, il aime l’animal, le sauvage, le primitif. » Il rejoint régulièrement sa « Mémé » au fin fond de la forêt. On ne sait pas exactement s’il s’agit d’une personne bien réelle ou d’une métaphore de la terre puisqu’il l’appelle Mémé Gaïa. Sur le blog de Saxaoul, ce personnage hors temps a presque fait polémique, certains lecteurs le trouvant trop invraisemblable. Moi il m’a plu, cet être mi-homme mi-bête capable d’être un journaliste à succès.

Revenons à notre tueur en série qui se fait appeler Le Scarabée. Il rencontre, via son site préféré, SoleilRouge qui ouvre le bal en lui demandant s’il est un sérial killer. Le Scarabée ne se débine pas et lui avoue tous ses « crimes ». Elle lui avoue les siens. Eh oui, je mets des guillemets car de crimes, il n’y en a point. Mises en scène et grosse mascarade, c’est tout. La révélation de tous ces artifices est délicieuse. Le Scarabée fuit rejoindre SoleilRouge à l’autre bout du monde (c’est peut-être l’élément que j’ai le moins aimé car franchement peu crédible), SoleilRouge qui s’avère être une belle jeune femme, très séduisante. Deux possibilités s’offrent à notre faux meurtrier : elle est une menteuse tout aussi douée que son acolyte, ou alors, elle tue bel et bien tous les hommes qui passent, les découpe en morceaux, les offrant pour le goûter à son chien… Je vous laisse deviner la fin…

Rizman alterne les passages consacrés au Scarabée, écrits à la première personne, et ceux consacrés à Joël et à Sanglar, écrits à la troisième personne. L’ensemble est fluide, le suspense fait cavaler le lecteur jusqu’à la dernière page.

Ce premier roman est une petite merveille, son originalité m’a surprise. Victor Rizman a été (est toujours ?) metteur en scène et on retrouve cette idée de décor, de personnages bien typés, de répliques savamment lancées dans le livre. Faut-il y voir un clin d’œil un peu moqueur aux autres thrillers ? Une satire du monde la communication qui n’est jamais loin de celui de la manipulation ?

Un auteur à suivre à la loupe, tout comme son site, aussi original que son bouquin.

Encore un extrait concernant cette épouse décrite à l’acide.

« Je regarde, peut-être pour la dernière fois, celle qui fut mon épouse. Une femme mûre, déjà dans son peignoir à froufrou blanc malgré le début de soirée, tourne lentement, mais à un rythme régulier, les pages d’une revue de décoration. Femme en peignoir, canapé recouvert de plaids damassés, abat-jour filtrant la lumière, miniatures en faïence sur la table cérusée : tout est harmonieusement blanc, tout est tristement incolore, tout est insipide. »

Par critiques.victor.rizman.over-blog.com
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 16:14

loiseaulyre.canalblog.com

"Un auteur inconnu qui sait surprendre, par son écriture, par le sujet, l'intrigue, bref, là aussi, un auteur à découvrir"

http://loiseaulyre.canalblog.com/archives/2010/11/19/19592239.html#comments

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9782953346107 - copie

Quatrième de couverture

Il suffira d'un sac poubelle au clair de lune pour révéler les 40 ans vides de sens d'un publicitaire père de famille. Décidé à changer de vie et à dépasser le point de non-retour, le coup de feu ponctuant son anniversaire lui ouvre la voie. Caché derrière Melinda286, traquant ses victimes sur un site de rencontres, il entreprend une série d'exécutions brillamment mises en scène, parallèlement à ses dernières animations commerciales pour la marque de petfood dont il a la charge. Aspiré dans son sillon, Vulcain Sanglar semble échapper à la tourbe de son existence en assurant la couverture presse des crimes. Puisant largement dans son étrange univers, il enrichit la symbolique des meurtres, étoffe l'histoire pour garder la première page. Le capitaine Joël Schmidt, lui, n'attend plus rien, même s'il croit reconnaître une fois encore cette satanée petite musique qui lui dit que tout est trop évident et lui a déjà coûté plus que sa carrière. Précipités dans le tourbillon du « Scarabée » ces trois hommes se verront secoués et confrontés à leur image. Chacun utilisera cette opportunité pour tenter d'y voir plus clair, progresser et envisager de nouvelles relations avec les femmes qui les entourent. A l'abri de l'intrigue policière, entre Internet et Egypte ancienne, les mirages de la communication et les vertiges des introspections, les personnages oscillent entre leur désir de «savoir» et celui de «croire». Le temps de compter jusqu'à 6 et leur vie aura changé.

Construit à la manière d'un film, le roman cache derrière le suspense une exploration cynique des états d'âme actuels du « quadra-boomer » occidental. Une intrigue policière qui transgresse les règles du genre en redonnant tout son sens à la manipulation.

Mon avis

Un mot vient à l'esprit : cynisme.

[...]Quand le cynisme remplace l'amour, il ne reste plus qu'emballage et charcuterie(page 123).

Sinon, les cinq sens sont mis à contribution : l'oeil, qui outre lire, visualise ; le toucher (du livre) mais aussi des feuilles mortes, etc. ; le goût, du sang dans la bouche du narrateur ; l'ouïe, pour tout ce que le narrateur entend et l'odorat, pour Sanglar.

La faïence porte les cernes de la nuit, de toute façon, le thé est froid(page 118).

Quant à Vulcain Sanglar, le journaliste top cra-cra... j'ai du mal... vivant cela au boulot(mais pas dans mon bureau !): c'est une infection ! Et là, j'avais cette odeur révulsante dans le nez... ça perturbe la lecture... Pitié, plus cela !

Deux "écritures" : un "je" et deux "il" : on suit le narrateur "je" d'une part et le flic et le journalist d'autre part. Une façon originale, déjà apprécié dans Bloody Valéria. Et comme dans ce dernier, un auteur inconnu qui sait surprendre, par son écriture, par le sujet, l'intrigue, bref, là aussi, un auteur à découvrir. Et rien que pour cela (outre le fait que j'ai particulièrement aimé ce livre), un coup de coeur pour cet auteur ! Parce que l'auteur mérite d'être lu !

La fin... J'aime ! (mais n'en dis pas plus !)

A lire, donc !

Par critiques.victor.rizman.over-blog.com
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